On distingue quatre familles : la signalétique d'identification (qui est où : plaques de porte, numérotation, plaques professionnelles), la signalétique directionnelle (comment y aller : totems, mâts, panneaux de jalonnement), la signalétique réglementaire (sécurité incendie, évacuation, PMR, risques industriels) et la signalétique d'information (horaires, tarifs, plans, consignes).
Un projet réussi commence toujours par un relevé de terrain et un plan de jalonnement, pas par un catalogue de panneaux. C'est ce qui distingue une entreprise de signalétique d'un simple imprimeur.
Construire un plan de signalétique qui fonctionne
Une signalétique efficace suit le trajet réel de l'usager, pas l'organigramme de l'entreprise. La méthode consiste à identifier chaque point de décision — un endroit où l'on hésite entre deux directions — et à n'y placer que l'information strictement nécessaire pour franchir l'étape suivante.
La règle des 5 ± 2 est un bon garde-fou : au-delà de sept lignes sur un même panneau, la lecture s'effondre. Mieux vaut multiplier les relais que surcharger un totem. De même, le vocabulaire doit rester rigoureusement identique du parking jusqu'à la porte : si le panneau extérieur annonce « Accueil » et que la porte affiche « Réception », l'usager doute.
- Relevé sur site et plan des flux : entrées, points de décision, impasses
- Arborescence de nommage unique, validée avant toute fabrication
- Choix des supports selon l'exposition : intérieur, extérieur abrité, plein air, milieu agressif
- Charte graphique : typographie sans empattement, hauteur de x généreuse, contraste vérifié
- Plan de pose coté, avec hauteurs conformes aux exigences d'accessibilité
- Prévoir l'évolutivité : porte-nom interchangeables, lames additionnelles, réserve de fabrication
Accessibilité : ce que la réglementation impose réellement
Tout établissement recevant du public doit rendre son information accessible. L'arrêté du 20 avril 2017 fixe des exigences concrètes que beaucoup de devis ignorent encore : les caractères doivent mesurer au minimum 15 mm de haut pour une lecture rapprochée et jusqu'à 200 mm pour une lecture à distance, avec un contraste d'au moins 70 % entre le texte et son fond, et entre le support et son environnement.
Les informations essentielles — identification des locaux, sanitaires, ascenseurs, issues — doivent être doublées en relief (caractères en saillie d'au moins 1 mm) et en braille abrégé, posées entre 0,90 m et 1,30 m du sol pour rester à portée de main. Les circulations exigent des bandes d'éveil de vigilance en haut de chaque volée d'escalier et un contraste visuel sur la première et la dernière marche.
Une signalétique non conforme est un motif fréquent de réserve lors d'une visite de la commission de sécurité et d'accessibilité. Précisez « ERP » dans votre demande : nous orientons vers des entreprises qui maîtrisent ces contraintes et fournissent les attestations correspondantes.
Matériaux et tenue dans le temps
| Support | Usage recommandé | Tenue extérieure |
|---|---|---|
| PVC expansé 3–10 mm | Intérieur, temporaire | 1 à 2 ans |
| Dibond / aluminium composite | Extérieur, façade, jalonnement | 8 à 12 ans |
| Aluminium plein thermolaqué | Totems, mâts, grande hauteur | 15 ans et + |
| Plexiglas / PMMA coulé | Plaques de porte, intérieur premium | 10 ans (intérieur) |
| Inox brossé 304 / 316 | Prestige, littoral, milieu agressif | 20 ans et + |
| Vinyle laminé anti-UV | Adhésifs, vitrophanie, marquage | 5 à 7 ans |
| Polycarbonate photoluminescent | Sécurité, évacuation | 10 ans et + |
Le laminage anti-UV sur les impressions extérieures n'est pas une option : sans lui, une impression quadri perd ses rouges en 18 mois.
















